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 LIBRE COMME L'ART

LE MOT DE LA FONDATRICE 

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Chaque année, des milliers d’enfants apprennent l’histoire de l’art sans jamais voir une œuvre autrement que sur un écran ou dans un manuel.

On leur demande de retenir un nom. Puis on passe à autre chose.

Pendant ce temps, les musées restent hors de portée.

Trop loin. Trop coûteux. Trop compliqués à organiser.

Je crois pourtant qu’une rencontre avec une œuvre peut changer quelque chose.

Je le sais parce qu’enfant, j’ai moi-même vécu ce moment.

Un jour, dans un musée, j’ai compris qu’un tableau pouvait bouleverser, intriguer, faire naître des questions auxquelles on pense encore longtemps après.

Je ne connaissais pas encore les mots, les dates, les courants artistiques.

Mais je savais déjà que quelque chose venait de s’ouvrir.

Plus tard, en devenant historienne de l’art et guide-conférencière, j’ai compris que cette émotion restait inaccessible à beaucoup d’enfants.

Alors j’ai créé Libre comme l’Art.

Avec une conviction simple : l’art ne devrait jamais dépendre d’un lieu, d’un budget ou d’un code que seuls certains connaissent.

Depuis 2019, Libre comme l’Art défend une idée très simple : faire entrer l’art là où on ne l’attend pas.

Dans une petite école de village. Dans une classe de REP.

Dans une commune où il n’y a ni musée, ni exposition, ni transport.

Parce qu’un enfant qui rencontre vraiment une œuvre ne l’oublie pas.

Il en parle le soir. Il pose des questions. Il regarde autrement.

Et parfois, sans le savoir encore, quelque chose commence.

                                                                                                                                Mathilde Prével

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